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L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE, ALI LAIDI ET LES POTBLOGSIE S'INVITENT AU CLUB 3.0
A peine rentré de vacances, Nicolas et moi avons été à présenter les "PotBlogsIE", rencontres de bloggeurs en intelligence économique, aux membres de l'association 3.0 dans le cadre d'une soirée thématique sur la guerre économique. David Réguer, Président de l'association, a servi de détonateur, en contactant Nicolas directement sous Facebook, ce qui plaçait d'ores et déjà cette soirée sous de bons auspices...
Le Club 3.0 est une association dont le but est la réflexion, l'échange et la mise en commun de ressources par la génération des trentenaires. Les membre se réunissent tous les mois autour d'une personnalité "de leur génération" et échangent avec elle sur des thèmes aussi divers que le vin, la politique, Internet, la finance...et l'intelligence économique.
L'intelligence économique était donc le sujet principal de cette soirée du premier septembre, regroupant une quarantaine de trentenaires dans les caves d'une brasserie chic près de l'Etoile. Ambiance décontractée, David nous accueillais Nicolas et moi pour présenter notre projet en quelques minutes en début de session.
Armés d'un microphone et face à un parterre de cravates bleues (c'était la mode, définitivement, ce soir là), nous avons parlé de notre démarche qui -pour rappel- permet depuis deux ans de regrouper régulièrement une cinquantaine de personnes venues rencontrer les meilleurs bloggeurs en intelligence économique de la place (Fred, Aref, Christophe, Tarik et bien d'autres encore...) autour d'un verre. Nous leur avons surtout parlé de notre souhait de professionnaliser ces rencontres et d'inventer un nouveau modèle, plus participatif, plus professionnel, plus axé sur la création de connaissance...Mais j'y reviendrai prochainement.
Ali Laïdi s'installait alors sur une chaise haute et prenait le micro pour nous parler de ces 5% les plus sombres de l'intelligence économique, tels qu'il les définit lui-même, appelés guerre économique. A titre personnel, je connais bien Ali Laïdi. D'abord parce qu'il a donné plusieurs conférences à l'Ecole de Guerre Economique, ensuite parce que son sujet d'expertise est complémentaire du mien : s'il analyse les conflits géo-économiques sous l'angle d'affrontement de puissances portées par des factions terroristes, je tente quant à moi d'explorer les stratégies d'influence portées par Internet et les médias sociaux. Et comme on le sait, il y a d'ailleurs rapidement fait allusion, le cyber-espace représente désormais un lieu de batailles et d'activisme au potentiel illimité pour les états, entreprises, organismes et personnes dévolues à de telles activités.
L'intervention d'Ali Laïdi a bien duré 45 minutes. Après avoir défini ce qu'était l'intelligence économique, nous a expliqué comment il en était progressivement venu à l'étude des affrontements géopolitiques, en passant par l'analyse des systèmes terroristes et la conceptualisation d'affrontement de puissance entre acteurs de la vie politique, économique, culturelle. Son argumentation, ponctuée de quelques question dans la salle, parfois choquées, parfois étonnées, souvent admiratives, était relayée par des exemples concrets, qui permettaient immédiatement à l'audience de comprendre comment leurs activités professionnelles pouvaient être impactées par la guerre économique. Je me rappelle notamment d'une question à l'auditoire qui fait mouche : "Qui a déjà appelé un de ses concurrents en se faisant passer pour un client potentiel ?"...
Une soirée bien agréable donc, ponctuée de jolies rencontres et discussions de fin de conférence sur l'Europe, la puissance et le Royaume-Uni... Ils se reconnaîtront.
Merci encore pour l'invitation, David.
L'intelligence économique était donc le sujet principal de cette soirée du premier septembre, regroupant une quarantaine de trentenaires dans les caves d'une brasserie chic près de l'Etoile. Ambiance décontractée, David nous accueillais Nicolas et moi pour présenter notre projet en quelques minutes en début de session.
Armés d'un microphone et face à un parterre de cravates bleues (c'était la mode, définitivement, ce soir là), nous avons parlé de notre démarche qui -pour rappel- permet depuis deux ans de regrouper régulièrement une cinquantaine de personnes venues rencontrer les meilleurs bloggeurs en intelligence économique de la place (Fred, Aref, Christophe, Tarik et bien d'autres encore...) autour d'un verre. Nous leur avons surtout parlé de notre souhait de professionnaliser ces rencontres et d'inventer un nouveau modèle, plus participatif, plus professionnel, plus axé sur la création de connaissance...Mais j'y reviendrai prochainement.
Ali Laïdi s'installait alors sur une chaise haute et prenait le micro pour nous parler de ces 5% les plus sombres de l'intelligence économique, tels qu'il les définit lui-même, appelés guerre économique. A titre personnel, je connais bien Ali Laïdi. D'abord parce qu'il a donné plusieurs conférences à l'Ecole de Guerre Economique, ensuite parce que son sujet d'expertise est complémentaire du mien : s'il analyse les conflits géo-économiques sous l'angle d'affrontement de puissances portées par des factions terroristes, je tente quant à moi d'explorer les stratégies d'influence portées par Internet et les médias sociaux. Et comme on le sait, il y a d'ailleurs rapidement fait allusion, le cyber-espace représente désormais un lieu de batailles et d'activisme au potentiel illimité pour les états, entreprises, organismes et personnes dévolues à de telles activités.
L'intervention d'Ali Laïdi a bien duré 45 minutes. Après avoir défini ce qu'était l'intelligence économique, nous a expliqué comment il en était progressivement venu à l'étude des affrontements géopolitiques, en passant par l'analyse des systèmes terroristes et la conceptualisation d'affrontement de puissance entre acteurs de la vie politique, économique, culturelle. Son argumentation, ponctuée de quelques question dans la salle, parfois choquées, parfois étonnées, souvent admiratives, était relayée par des exemples concrets, qui permettaient immédiatement à l'audience de comprendre comment leurs activités professionnelles pouvaient être impactées par la guerre économique. Je me rappelle notamment d'une question à l'auditoire qui fait mouche : "Qui a déjà appelé un de ses concurrents en se faisant passer pour un client potentiel ?"...
Une soirée bien agréable donc, ponctuée de jolies rencontres et discussions de fin de conférence sur l'Europe, la puissance et le Royaume-Uni... Ils se reconnaîtront.
Merci encore pour l'invitation, David.
WHO KNOWS THE INTERNATIONAL ASSOCIATION FOR INTELLIGENCE EDUCATION ?
Mais qui connaît l'"International Association for Intelligence Education" (Association internationale pour l'enseignement des pratiques de renseignement) ? Je suis tombé sur son site internet ce week-end, au hasard de mes surfs nocturnes. La dénomination m'a immédiatement intéressé, alors que la SCIP (Society of Competitive Intelligence Professionals) représentait jusqu'alors mon seul réel repère en matière de coordination internationale sur ces sujets...
L'IAFIE est une association professionnelle créée en juin 2004, regroupant des spécialistes de différents domaines touchant au renseignement, tels que la sécurité nationale, le renforcement des lois ou encore l'intelligence économique et ayant pour objectif final la promotion de leurs activités et la production d'études spécifiques.
On constate tout d'abord que le champ d'action de l'association dépasse largement l'intelligence économique tel qu'entendu en France, touchant aussi bien à l'économique, qu'au militaire, en passant par la défense nationale. Un maillage typiquement américain, qui fait la force de l'économie de la première puissance mondiale.
Arrêtons-nous désormais sur le fonctionnement de l'association, en détaillant ses objectifs à plus ou moins long terme :
* Développer la recherche, la connaissance et l'apprentissage du renseignement
* Fournir à ses membres un espace d'échange d'idées et d'informations
* Professionnaliser l'enseignement de la discipline par la mise en place de standards, ressources et de nomenclatures communes
* Organiser la coopération des professionnels de l'enseignement avec les chercheurs, entreprises et organismes publics à différents niveaux
* Promouvoir les théories, méthodologies, techniques et meilleures pratiques en matière de renseignement appliqué
* Servir de lien de coordination entre différentes organisations et centres d'excellence
Des objectifs particulièrement ambitieux, qui font penser bien plus au fonctionnement d'un Think Tank qu'à celui d'une simple association : au delà du propos associatif, il s'agit en effet ici de tisser, renforcer et faciliter la mise en relation de professionnels dans un même but, celui de promouvoir leurs activités. Des activités allant sans doute bien au déjà de la simple sphère de l'enseignement...
Les membres de l'association nous en apprennent finalement beaucoup sur ses fondements. On y retrouve des conglomérats fameux tels que Booz Allen Hamilton, Eastport Analytics et Lockheed Martin, distingués comme partenaires officiels. On y dénombre une bonne trentaine d'universités prestigieuses, américaines de surcroît. Et enfin, on y retrouve bon nombre d'entreprises, dont deux ne semblent pas tenir leurs activités sur le sol américain, Imedia.it et 4Knowledge Analysis Solutions, quoique cela reste à investiguer. Le meilleur restant l'affichage de la SCIP comme association partenaire en toute fin de liste...
La question reste donc entière et accessible aux lecteurs de ce blog : qui connaît réellement l'"International Association for Intelligence Education" ?
On constate tout d'abord que le champ d'action de l'association dépasse largement l'intelligence économique tel qu'entendu en France, touchant aussi bien à l'économique, qu'au militaire, en passant par la défense nationale. Un maillage typiquement américain, qui fait la force de l'économie de la première puissance mondiale.
Arrêtons-nous désormais sur le fonctionnement de l'association, en détaillant ses objectifs à plus ou moins long terme :
* Développer la recherche, la connaissance et l'apprentissage du renseignement
* Fournir à ses membres un espace d'échange d'idées et d'informations
* Professionnaliser l'enseignement de la discipline par la mise en place de standards, ressources et de nomenclatures communes
* Organiser la coopération des professionnels de l'enseignement avec les chercheurs, entreprises et organismes publics à différents niveaux
* Promouvoir les théories, méthodologies, techniques et meilleures pratiques en matière de renseignement appliqué
* Servir de lien de coordination entre différentes organisations et centres d'excellence
Des objectifs particulièrement ambitieux, qui font penser bien plus au fonctionnement d'un Think Tank qu'à celui d'une simple association : au delà du propos associatif, il s'agit en effet ici de tisser, renforcer et faciliter la mise en relation de professionnels dans un même but, celui de promouvoir leurs activités. Des activités allant sans doute bien au déjà de la simple sphère de l'enseignement...
Les membres de l'association nous en apprennent finalement beaucoup sur ses fondements. On y retrouve des conglomérats fameux tels que Booz Allen Hamilton, Eastport Analytics et Lockheed Martin, distingués comme partenaires officiels. On y dénombre une bonne trentaine d'universités prestigieuses, américaines de surcroît. Et enfin, on y retrouve bon nombre d'entreprises, dont deux ne semblent pas tenir leurs activités sur le sol américain, Imedia.it et 4Knowledge Analysis Solutions, quoique cela reste à investiguer. Le meilleur restant l'affichage de la SCIP comme association partenaire en toute fin de liste...
La question reste donc entière et accessible aux lecteurs de ce blog : qui connaît réellement l'"International Association for Intelligence Education" ?
VENDRE ET PROMOUVOIR UNE POLITIQUE D'INTELLIGENCE ECONOMIQUE EN ENTREPRISE
Autant les formations supérieures en intelligence économique sont désormais de bonne qualité dans une large majorité (à part quelques coups marketing ici ou là...), autant il reste difficile pour tous ces jeunes fraîchement diplômés de vendre des politique d'IE aux entreprises, particulièrement quant elles n'ont encore jamais été lancées. Soit le diplômé se retrouve face à une création de poste, un peu seul et sans grande expérience, soit il fait partie d'une équipe à laquelle il devra exposer des arguments de premier choix. Pourtant il ne dispose pas encore de la connaissance de l'entreprise, de la compréhension de ses produits ni de l'expérience nécessaire...
Il lui faut pourtant convaincre. Et c'est là qu'intervient un très bon article de Mark Larson publié sur le blog Primary Intelligence et intitulé "Competitive Intelligence: The “Red-Headed Step-Child”?. Mark nous parle dans ce billet des difficultés de convaincre son supérieur de la pertinence d'une telle démarche aux Etats-Unis, ce qui peut valoir pour la France, mais uniquement dans une certaine mesure.
En effet, il est de notoriété commune que les Etats-Unis et le monde anglo-saxon dans son ensemble sont en avance sur le monde latin, dont une bonne partie de l'Europe dépend. Le marché de l'intelligence économique y est plus mûr, de par la pensée théorique comme de par l'ensemble des opérations pragmatiques menées au jour le jour dans les entreprises en faveur de l'information stratégique.
Il s'agit pour la personne chargée de ces activités de convaincre ses mandataires du bien fondé non-pas de la démarche, comme c'est encore le cas ici la grande majorité du temps, mais de ses résultats concrets. Mark Larson va dans ce sens en identifiant deux écueils à cette démarche : si les résultats de l'audit vont à l'opposé de la stratégie de l'entreprise, celui-ci sera alors considéré comme fautif ; si les résultats vont dans le sens de la stratégie de l'entreprise, l'audit sera alors considéré comme sans intérêt, puisque l'entreprise sait déjà tout ce qu'elle doit savoir...
Voici d'après lui les 4 directions à suivre afin de présenter clairement et efficacement sa démarche d'intelligence économique :
1. Stay in the minds of management. Generally, if you are someone toiling in a back room and out of sight, you and your work will not be considered important to day-to-day decisions. Keep a consistent flow of information in front of the right people. It doesn't have to be daily, but you should make sure they get regular communication from you.
2. Go beyond stating data. Everyone is busy, and certainly that applies to upper management. Many times, they don't have the time to assimilate data on their own. Make decisions and opinions based on the data you are receiving and present those findings instead of the data. Only include the pertinent information that supports your platform.
3. Keep it short. I know, we all love writing business dissertations. What? You don't? Well, the only thing less fun than writing such a volume is to read it. Get to the point.
4. Keep it relevant. You may have found some fascinating data that says prospects love toast in the morning, and that 33 percent use strawberry jam. For stat hounds, that may be interesting (although they may question your survey techniques), but what does it matter in regards to buying your products? Although that example is extreme, it points out how irrelevant intelligence will just cause people's eyes to glaze over. Know what strategic initiatives are important to management, and gather intelligence that would affect those decisions.
Une approche très Business, basée avant tout sur la vente de produits de veille, de gestion de crise, de pilotage ou encore de lobbying. Mais une approche presque réductrice, tant concevoir l'intelligence économique uniquement comme une politique au service des produits et services vendus semble limitée. L'image, la notoriété, le positionnement, la communication, la recherche, les fournisseurs...autant de de pans de l'activité d'une entreprise constituant des actifs stratégiques, semblant finalement plus valorisables et valorisés en Europe qu'aux Etats-Unis.
Image Corbis trouvée sur Flickr
En effet, il est de notoriété commune que les Etats-Unis et le monde anglo-saxon dans son ensemble sont en avance sur le monde latin, dont une bonne partie de l'Europe dépend. Le marché de l'intelligence économique y est plus mûr, de par la pensée théorique comme de par l'ensemble des opérations pragmatiques menées au jour le jour dans les entreprises en faveur de l'information stratégique.
Il s'agit pour la personne chargée de ces activités de convaincre ses mandataires du bien fondé non-pas de la démarche, comme c'est encore le cas ici la grande majorité du temps, mais de ses résultats concrets. Mark Larson va dans ce sens en identifiant deux écueils à cette démarche : si les résultats de l'audit vont à l'opposé de la stratégie de l'entreprise, celui-ci sera alors considéré comme fautif ; si les résultats vont dans le sens de la stratégie de l'entreprise, l'audit sera alors considéré comme sans intérêt, puisque l'entreprise sait déjà tout ce qu'elle doit savoir...
Voici d'après lui les 4 directions à suivre afin de présenter clairement et efficacement sa démarche d'intelligence économique :
1. Stay in the minds of management. Generally, if you are someone toiling in a back room and out of sight, you and your work will not be considered important to day-to-day decisions. Keep a consistent flow of information in front of the right people. It doesn't have to be daily, but you should make sure they get regular communication from you.
2. Go beyond stating data. Everyone is busy, and certainly that applies to upper management. Many times, they don't have the time to assimilate data on their own. Make decisions and opinions based on the data you are receiving and present those findings instead of the data. Only include the pertinent information that supports your platform.
3. Keep it short. I know, we all love writing business dissertations. What? You don't? Well, the only thing less fun than writing such a volume is to read it. Get to the point.
4. Keep it relevant. You may have found some fascinating data that says prospects love toast in the morning, and that 33 percent use strawberry jam. For stat hounds, that may be interesting (although they may question your survey techniques), but what does it matter in regards to buying your products? Although that example is extreme, it points out how irrelevant intelligence will just cause people's eyes to glaze over. Know what strategic initiatives are important to management, and gather intelligence that would affect those decisions.
Une approche très Business, basée avant tout sur la vente de produits de veille, de gestion de crise, de pilotage ou encore de lobbying. Mais une approche presque réductrice, tant concevoir l'intelligence économique uniquement comme une politique au service des produits et services vendus semble limitée. L'image, la notoriété, le positionnement, la communication, la recherche, les fournisseurs...autant de de pans de l'activité d'une entreprise constituant des actifs stratégiques, semblant finalement plus valorisables et valorisés en Europe qu'aux Etats-Unis.
Image Corbis trouvée sur Flickr
CARTOGRAPHIE DE LA BLOGOSPHERE DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE - V3
Vous vous souvenez sans doute du temps des premières cartographies de la blogosphère de l'intelligence économique. Pierre-Antoine en avait alors réalisé la V2, et toute la communauté s'était mise d'accord pour dire que c'était un bien beau travail. Eh bien aujourd'hui, un étudiant du nom de Christophe Jorge m'informe de la publication de la troisième version du graphe. Pour cela, Christophe a réutilisé la sélection de base, en y ajoutant le référencement, les backlinks et l'analyse de la popularité de plus de 14.000 liens trouvé sur la Toile. Une cartographie exhaustive donc, ou presque, mise en forme sous Java. Je vous laisse découvrir le résultat ici, vraiment intéressant, même si la cartographie mériterait sans doute un mode d'emploi car j'ai bien galéré au début !
FORMATION AU WEB 2.0 APPLIQUE A L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE - LES VIDEOS
Et voici les screencasts, mis en ligne sur Dailymotion !
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer

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